En direct de la prise d'otage

" Ce qui est inacceptable c'est de prendre en otage les français, les usagers et notre économie"

Ce qui est inacceptable c'est qu'une minorité veuille prendre en otage notre démocratie".

Manuel Valls, 24/05/16

 

Le gars ne craint rien. Il toise, il jubile... En roue libre dans l'espace médiatique qui l'accueille avec des langues lustratrices. Ce petit roquet, avec ses oreilles pas d'accord et sa ganache de constipé chronique, vient tranquillement donner une leçon de démocratie. Dans la plus pure tradition de la novlangue, il assène que la France est prise en otage. La démocratie est en danger, menacée par une "minorité"... Les Manuel Valls ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnait. 

Le type et son équipe de fossoyeurs des valeurs de gauche vient de nous glavioter un 49.3 (encore un) pour sauver une loi dégueulasse qui collabore avec leur système inégalitaire préféré... Et tranquillement il débarque avec son air de roublard débraillé, il pose ses balloches lyophilisées sur l'estrade et il couine. Il désigne l'ennemi en victimisant les "usagers" (voir Acrimed) pour mieux détourner l'enfilade. Technique rodée qui a déjà fait ses preuves.

Si je ne m'abuse, vielille buse, une majorité de français est opposée à ta loi régressive? Par définition, c'est donc une minorité de personnes qui la soutient. Et si la démocratie reste "le pouvoir du peuple par le peuple", l'utilisation répétée de l'article 49.3 est une atteinte indiscutable à ce régime démocratique... J'ai bon nan?

Et tu disais, vieille mycose, qu'il est "inacceptable qu'une minorité veuille prendre en otage la démocratie"...?

Je crois qu'on est d'accord Manu. Je te propose donc de quitter la ville au plus tôt. Cours tout droit pendant 26 jours. Emmène 2-3 de tes potes avec et quaranteneuftrez-vous.

PS: une spéciale pour Nicolas Demorand, chien de garde assermenté depuis deux décennies, qui jouit quand un syndicaliste se fait étriller sur "son" antenne (France Inter) par des "usagers" en colère. Mise à mort infâme, dont le canidé à carte de presse, suinte de bonheur. Alors cher Nico, comme l'aurait dit Baupin: "je veux te sodomiser en cuissardes". Pars avec Manu, il t'attend.

En direct de la prise d'otage

Pour ceux que ça intéresse, le toujours très bon ACRIMED, observatoire des médias, a écrit un "lexique pour temps de grève".

Extrait:

Usagers : Se dit de l’adversaire potentiel des grévistes. Peut également se nommer « élèves qui préparent le bac » et « parents d’élèves inquiets ». « La grève […] s’annonce massive et dure. Dure surtout pour les usagers », précise David Pujadas, compatissant et soucieux de l’avenir des cheminots le 13 novembre 2007.

Otages  : Synonyme d’« usagers ». Terme particulièrement approprié pour attribuer les désagréments qu’ils subissent non à l’intransigeance du gouvernement, mais à l’obstination des grévistes. « Victimes » des grèves, les « otages » sont d’excellents « clients » pour les micros-trottoirs : tout reportage se doit de les présenter comme excédés ou résignés et, occasionnellement, solidaires. Parmi les « otages », certains méritent une compassion particulière.

 

Allez donc, le mater entièrement ici.

Et puis lisez / relisez cette BD (ou matez le film qui en tiré), ça mange pas de baupin:

 

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